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Mis à jour le 31 août 2026
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Coyote : avis, prix de l’abonnement et résiliation

Ce que coûte l’abonnement Coyote, ce que valent ses alertes, où se trouve l’espace client, et ce qui reste dû quand on résilie avant la fin de l’engagement.

31 août 2026 Publication 8 min Temps de lecture

Coyote est un service d’alerte routière vendu par abonnement, sous forme d’un boîtier posé sur le pare-brise ou d’une application pour téléphone. Il signale les zones de contrôle de vitesse, les limitations en vigueur et l’état du trafic, à partir de ce que déclarent les autres abonnés. Le matériel s’achète une fois. Le service se paie tous les mois, et c’est de là que viennent la plupart des mauvaises surprises.

Ce que c’estun service d’alerte routière par abonnement
ÉditeurCoyote System, société par actions simplifiée installée à Suresnes
Depuis2005
Communauté revendiquée5 millions de membres en Europe
Prix d’entrée14,99 € par mois
BoîtierCoyote Max, 299 €
Application4,6 sur 5 pour 136 000 notes sur l’App Store français

Coyote vous alerte sur une zone, jamais sur un radar précis

Depuis janvier 2012, aucun appareil ne peut plus indiquer l’emplacement exact d’un radar en France. Les éditeurs ont converti leurs alertes en zones de contrôle : un segment de route qui contient peut-être un radar, et peut-être rien. La zone mesure au minimum 300 m en agglomération, 2 km sur route et 4 km sur autoroute. Vous savez donc que vous entrez dans un secteur surveillé, jamais où la cabine est posée.

Le reste tient à la communauté. Un signalement d’abonné est recoupé avec ceux des autres avant d’être diffusé, et le service annonce en mode expert les contrôles jusqu’à 30 km devant vous. S’y ajoutent un rappel permanent de la vitesse autorisée, les bouchons, les accidents et les zones de travaux.

Coyote ne détecte rien, malgré ce que le mot « radar » laisse croire sur l’emballage. Les vrais détecteurs, ceux qui captent l’onde d’un cinémomètre, restent interdits en France. Ce qui se vend ici, c’est de l’information partagée entre conducteurs. Le service est autorisé en France, en Belgique, en Espagne, en Italie et en Allemagne, interdit en Suisse, en Autriche, en Slovaquie et en Turquie, entre autres. Franchir la frontière suisse avec l’application active vous expose à une saisie du téléphone.

Deux offres seulement, et 14,99 € par mois dans les deux cas

Le catalogue a fondu. Les boîtiers Mini, S, Up et Nav+ ne sont plus au tarif : il reste le Coyote Max et l’application, plus le traceur antivol Coyote Secure, qui répond à un autre besoin.

FormulePrixEngagement
Application, au mois14,99 €/moisaucun
Application, à l’année149,99 €/anaucun, 7 jours d’essai
Coyote Max, au mois14,99 €/mois12 mois
Coyote Max, à l’année179 €/anreconduction automatique
Coyote Max, deux ans d’avance359 €payé en une fois
Coyote Secure, antivol14,99 €/mois ou 179,99 €/an24 mois, plus 99 € de mise en service

Le boîtier Max se paie en plus de l’abonnement : 299 €, écran tactile de 4 pouces. Relisez les deux premières lignes du tableau avant de sortir la carte bancaire. L’application coûte le même prix mensuel, sans engagement, et fait aujourd’hui le même travail, y compris sur l’écran de la voiture par Apple CarPlay ou Android Auto en formule Premium. Nous déconseillons le boîtier à qui possède déjà un téléphone récent et un forfait de données confortable. Il garde un sens dans un cas précis : un utilitaire ou une moto où l’on ne veut pas immobiliser son téléphone.

Les notes sont bonnes, la facturation beaucoup moins

L’application recueille 4,6 sur 5 pour 136 000 notes sur l’App Store français et la même moyenne pour 71 500 avis sur le Play Store. La boutique en ligne, elle, affiche 4,3 sur 5 pour 1 183 avis publiés sur douze mois, dont 68 % de cinq étoiles et 4 % d’une seule.

Les avis élogieux disent tous à peu près la même chose : les alertes tombent au bon endroit, les fausses alertes sont rares, l’écran ne porte aucune publicité, et le son monte progressivement au lieu de vous faire sursauter.

Les mauvais parlent d’autre chose. Presque jamais de la qualité des alertes, presque toujours du contrat : une résiliation demandée et des prélèvements qui continuent, un remboursement au prorata refusé après la vente du véhicule, un dossier qui n’avance qu’une fois l’avis négatif publié en ligne. Techniquement, le service tient. C’est la relation commerciale qui déclenche les colères, et les conditions de vente expliquent pourquoi.

Résilier avant la fin de l’engagement ne solde pas la facture

Trois canaux, et un seul se règle sans téléphoner : le formulaire de l’espace « Mon Compte », l’appel au 01 76 49 48 47, ou la lettre recommandée avec avis de réception adressée à Coyote System, Service Relation Clients, 25 quai Gallieni, 92150 Suresnes. Le préavis est de dix jours à compter de la réception de la demande, et aucun prélèvement mensuel n’intervient au-delà.

Reste la note. Sur un engagement de 12 mois, vous devez la totalité des mensualités jusqu’au douzième mois. Sur un engagement de 24 mois, la totalité jusqu’au douzième, puis le quart des sommes restantes jusqu’au vingt-quatrième. Un abonnement prépayé, lui, n’est jamais remboursé au prorata, même arrêté au bout d’un mois.




Cinq motifs effacent cette ardoise, sur justificatif : déménagement à l’étranger, incarcération de plus de six mois, surendettement, procédure collective, décès du titulaire. Vendre sa voiture n’en fait pas partie, et c’est le premier malentendu.

Dernier piège, celui des abonnements pris depuis le téléphone. Souscrit dans l’application via l’App Store ou le Play Store, l’abonnement se résilie dans votre compte Apple ou Google, jamais chez Coyote. Souscrit depuis un navigateur, il se résilie dans « Mon Compte », au plus tard deux jours avant l’échéance annuelle. Passé ce délai, une année entière repart.

Votre espace client se cache derrière le bouton « Se connecter »

Il n’existe pas d’adresse à retenir du type « mon compte Coyote ». L’entrée est le lien Se connecter, en haut à droite de moncoyote.com, dans le menu déroulant sur téléphone. Il ouvre une page d’identification qui sert aussi à créer le compte.

La création réclame une civilité, un nom, une adresse électronique, un numéro de téléphone et un mot de passe comportant au moins un chiffre et un caractère spécial. Un lien de la même page renvoie le mot de passe oublié à l’adresse enregistrée.

Une fois connecté, l’espace tient en quatre rubriques : votre accueil, vos produits, vos statistiques de conduite, et vos informations, où se trouvent vos coordonnées, votre moyen de paiement, votre abonnement en cours et le formulaire de résiliation.

Un boîtier acheté chez un revendeur doit d’abord être rattaché au compte. Il faut pour cela votre identifiant Coyote et les quatre derniers chiffres du numéro de série. Allumez l’appareil : un Mini, un Up, un S ou un Nav+ les affiche dans Menu, puis Mes infos. Le Max les cache dans Menu, Mon profil, en glissant l’écran vers la gauche.

Les professionnels n’entrent pas par cette porte : Coyote Business dispose de son propre espace, et un identifiant grand public n’y ouvre rien.

Waze et Google Maps donnent la même alerte, gratuitement

CoyoteWazeGoogle MapsRadarbot
Prix14,99 €/mois, 149,99 €/angratuitgratuitgratuit, options payantes
Note App Store France4,6 / 136 000 notes4,7 / 464 0004,6 / 799 0004,4 / 55 000
ÉditeurCoyote System, FranceGoogleGoogleIteration Mobile, Espagne
Publicitéaucuneouiouioui en version gratuite
Boîtier dédiéoui, 299 €nonnonnon

Waze appartient à Google depuis 2013 et fonctionne sur le même principe communautaire, avec une base d’utilisateurs bien plus large. Ce que vous payez chez Coyote se voit surtout au volant : l’alerte sonore se répète tant que vous restez dans la zone au lieu de sonner une fois, l’écran ne porte aucune publicité, et le mode expert annonce les contrôles jusqu’à 30 km en avant.

Pour 10 000 km par an sur des trajets connus, la gratuité de Waze est très difficile à battre. Pour 40 000 km d’autoroute et de nationale, l’abonnement annuel revient à 12,50 € par mois : un peu plus, sur l’année, que l’amende d’un seul excès de vitesse à 135 €. L’arbitrage se joue là, sur votre kilométrage, pas sur la cartographie.

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