Deux victoires cette saison, en Australie puis en Autriche, et une troisième place au championnat à la trêve estivale. George Russell mène l’attaque de Mercedes en Formule 1 depuis le départ de Lewis Hamilton chez Ferrari. Le Britannique a 28 ans, 163 Grands Prix au compteur, sept victoires et aucun titre mondial. Il court avec le numéro 63. Sa saison a basculé au printemps : parti favori des bookmakers grâce à la nouvelle réglementation technique, il a perdu le fil face à son coéquipier Kimi Antonelli, qui compte 59 points d’avance avant la reprise à Zandvoort, le 23 août.
| Né le | 15 février 1998 à King’s Lynn, dans le Norfolk |
| Écurie | Mercedes depuis 2022, numéro 63 |
| Avant | Williams, de 2019 à 2021 |
| Bilan | 7 victoires, 11 pole positions, 29 podiums en 163 Grands Prix |
George Russell a gagné la GP3 puis la Formule 2 dès sa première saison
Il commence le karting à sept ans et gagne deux fois le championnat d’Europe junior, en 2011 et 2012. La suite tient en cinq lignes :
- 2014 : champion de BRDC Formule 4, le championnat britannique de la catégorie ;
- 2015 et 2016 : deux saisons en Formule 3 européenne ;
- 2017 : champion de GP3 chez ART, pour sa première année dans la discipline, et entrée au programme jeunes pilotes de Mercedes ;
- 2018 : champion de Formule 2, toujours chez ART et toujours en une saison, devant Lando Norris ;
- 2019 : titulaire chez Williams à 21 ans.
Gagner ces deux championnats en y débutant, un seul pilote l’avait fait avant lui. C’est ce qui lui ouvre un baquet en Formule 1 sans qu’il apporte un centime de budget.
Trois saisons chez Williams, puis le baquet Mercedes en 2022
Sa première année se solde par zéro point et une vingtième place au championnat. La Williams FW42 est la voiture la plus lente du plateau ; Russell bat pourtant son coéquipier en qualifications à chaque course de 2019.
Ses trois points de 2020, il ne les marque pas chez Williams. En décembre, Lewis Hamilton est testé positif au Covid et Mercedes l’appelle pour le Grand Prix de Sakhir. Russell mène la course, jusqu’à ce que son équipe se trompe de train de pneus au stand et qu’une crevaison le rejette au fond du peloton. Neuvième à l’arrivée, avec le meilleur tour.
Le vrai premier podium arrive en 2021, à Spa-Francorchamps, sur une course arrêtée par la pluie après deux tours derrière la voiture de sécurité. Mercedes l’engage pour 2022, aux côtés de Hamilton. Il finit sa première saison en argent quatrième, devant son coéquipier, et gagne à São Paulo.
Sept victoires en 163 Grands Prix, et toujours pas de titre
| Saison | Écurie | Points | Classement | Victoires |
|---|---|---|---|---|
| 2019 | Williams | 0 | 20e | 0 |
| 2020 | Williams et Mercedes | 3 | 18e | 0 |
| 2021 | Williams | 16 | 15e | 0 |
| 2022 | Mercedes | 275 | 4e | 1 |
| 2023 | Mercedes | 175 | 8e | 0 |
| 2024 | Mercedes | 245 | 6e | 2 |
| 2025 | Mercedes | 319 | 4e | 2 |
| 2026 | Mercedes | 160 | 3e | 2 |
Une huitième victoire lui a échappé sur la balance. En Belgique en 2024, il passe la ligne devant Hamilton au terme d’une course tenue sur un seul arrêt, puis les commissaires pèsent sa Mercedes : 796,5 kg, pour un minimum réglementaire de 798 kg. Disqualifié, victoire donnée à son coéquipier. L’écurie a reconnu son erreur le soir même.
En 2026, George Russell a gagné deux fois et perdu 59 points sur Antonelli
Il ouvre l’année en patron : pole position en Australie avec trois dixièmes d’avance sur Antonelli, victoire, doublé Mercedes, et la tête du championnat du monde pour la première fois de sa carrière. Puis la mécanique et les stands s’en mêlent. Panne moteur alors qu’il menait à Montréal, week-end blanc à Monaco entre une pénalité qu’il s’inflige et une autre que l’équipe lui vaut, réglages modifiés par erreur pendant un arrêt à Barcelone. En Belgique, il est sorti dès le premier tour par Hamilton.
Sa victoire en Autriche fin juin reste sa meilleure course de l’année : pole, puis résistance à Max Verstappen jusqu’au drapeau. Après onze manches, il compte 160 points contre 219 à Antonelli, avec 12 Grands Prix à disputer. Nous ne le voyons plus champion cette année : reprendre 59 points suppose que son coéquipier abandonne deux fois.
Son salaire chez Mercedes et son contrat jusqu’en 2027
Mercedes ne publie pas les salaires de ses pilotes. Les montants parus depuis la signature de son extension, en octobre 2025, situent son fixe autour de 40 millions de dollars par an, avec des primes de résultat pouvant ajouter 8 millions. Ces chiffres le placeraient au troisième rang du plateau, derrière Max Verstappen et Lewis Hamilton.
Ce contrat couvrait 2026, assorti d’une option pour 2027 conditionnée à ses résultats. Toto Wolff a tranché fin juin, pendant le week-end autrichien : Russell reste, et la piste Verstappen chez Mercedes se referme. Le pilote a lui-même coupé court aux rumeurs, sans attendre l’annonce officielle.
Sa taille, ses parents, sa fiancée : ce que le public demande
Russell mesure 1,85 m, une dizaine de centimètres de plus que la moyenne du plateau. Le gabarit compte en Formule 1 : le poids minimum inclut le pilote, et les grands doivent compenser ailleurs sur la voiture.
Son père, Steve Russell, tenait un commerce de semences et de légumes secs à King’s Lynn, qu’il a fini par vendre pour financer les saisons de karting. Sa mère s’appelle Alison. Il a un frère aîné, Benjy, passé lui aussi par le karting, et une sœur, Cara. Aucune fortune familiale derrière lui, contrairement à plusieurs de ses concurrents.
Il partage sa vie depuis 2020 avec Carmen Montero Mundt, Espagnole installée au Royaume-Uni, diplômée en gestion et finance. Le couple a annoncé ses fiançailles le 9 août 2026, en pleine trêve. Côté paddock, Russell siège au conseil de l’association des pilotes, la GPDA, depuis 2021, avec Carlos Sainz : c’est lui qui porte les demandes du plateau auprès de la FIA.