Dacia est la marque à petits prix du groupe Renault, qui la contrôle depuis 1999. Six modèles au catalogue français, de 13 290 € pour une Sandero d’entrée à 24 990 € pour un Bigster. Aucun n’est assemblé en France, et tous appliquent la même recette : on garde l’espace et la mécanique, on retire ce qui coûte cher à fabriquer, on facture le reste en supplément.
La méthode marche. 697 408 voitures écoulées en Europe en 2025, 4,5 % du marché des voitures particulières, et une Sandero qui finit première des ventes européennes tous constructeurs confondus pour la deuxième année d’affilée.
La gamme Dacia va de 13 290 € à 24 990 €
| Modèle | Prix d’appel | Ce que c’est |
|---|---|---|
| Sandero | 13 290 € | citadine de 4,09 m, essence 65 à 100 ch ou essence/GPL 120 ch |
| Sandero Stepway | 16 350 € | la même, surélevée et carrossée en baroudeuse |
| Spring | 16 500 € | citadine électrique de 3,70 m, 225 km annoncés |
| Jogger | 18 700 € | break de 4,55 m, sept places à partir de 20 300 € |
| Duster | 19 990 € | SUV de 4,34 m, quatre roues motrices en option |
| Bigster | 24 990 € | SUV familial de 4,57 m, hybride ou micro-hybride GPL |
Un septième modèle arrive : le Striker, break surélevé de 4,62 m annoncé sous les 25 000 €, dont les commandes ouvrent au Mondial de l’Auto d’octobre 2026 pour des livraisons début 2027.
L’achat suit toujours le même escalier de finitions, Essential, Expression, Extreme ou Journey selon les modèles, avec très peu d’options individuelles. Moins de combinaisons à produire, moins de coûts. En pratique, vous payez un cran de finition entier pour obtenir la caméra de recul ou la climatisation automatique, là où un concurrent vous les vendrait à la carte. Le prix d’appel affiché correspond donc rarement à la voiture que vous signerez.
La garantie couvre 3 ans ou 100 000 km, et 8 ans ou 120 000 km pour la batterie de traction de la Spring.
Le nom se prononce « dassia » et s’écrit avec un seul C
Dacia vient de la Dacie, le nom que Rome donnait au territoire de la Roumanie actuelle. L’usine historique est à Mioveni, près de Pitești, et elle tourne depuis 1966.
En France, la prononciation retenue est « dassia ». En roumain, le C placé devant un I se dit « tch » : sur place, la marque s’appelle « datchia ». Les deux se défendent, personne ne vous reprendra.
Côté orthographe, le nom ne prend ni Y ni double C. Ce sont bien un C et un I qui se suivent, comme dans la province romaine.
Une confusion revient plus souvent que les fautes de frappe : hors d’Europe, plusieurs de ces voitures portent un losange Renault et non le logo Dacia. Le Duster se vend badgé Renault en Amérique latine et en Inde, la Sandero l’a été au Brésil et en Russie. Même voiture, même usine parfois, autre marque sur la calandre.
Trois étoiles Euro NCAP, un moteur à fuir et un rappel en cours
C’est le point sur lequel une Dacia se paie. Le Duster de troisième génération et le Bigster ont obtenu trois étoiles sur cinq à l’Euro NCAP en 2024, faute d’aides à la conduite. Avant eux, la Sandero avait décroché deux étoiles en 2021, le Jogger et la Spring une seule. Les structures encaissent correctement les chocs ; ce sont les équipements électroniques qui manquent, et le barème les compte lourdement.
En occasion, un moteur pose un vrai problème : le 1.2 TCe essence monté de 2012 à 2016 sur le Duster de première génération, le Lodgy et le Dokker. Consommation d’huile anormale, chaîne de distribution qui se détend, encrassement des soupapes, casse pure et simple dans les cas avancés. Aucun rappel officiel n’a été lancé et la prise en charge dépend du carnet d’entretien, alors qu’un remplacement de moteur dépasse largement le prix de la voiture. Nous déconseillons cette motorisation, quel que soit le kilométrage affiché.
Le neuf n’est pas épargné. Des Duster III et Bigster produits entre le 9 janvier et le 25 février 2026 sont rappelés pour des ressorts arrière hors cote, avec un risque de rupture et d’affaissement du véhicule.
Reste la finition. Plastiques durs, insonorisation modeste : rien de tout ça ne tombe en panne, et ça se voit tous les jours.
Face à la Citroën C3 et à la MG3, l’écart de prix s’est resserré
| Prix d’appel | Garantie | Ce qui la sépare de la Sandero | |
|---|---|---|---|
| Dacia Sandero | 13 290 € | 3 ans / 100 000 km | le GPL à 120 ch, disponible sur presque toute la gamme |
| Citroën C3 | 15 240 € | 2 ans | suspension plus confortable, version électrique éligible au bonus |
| MG3 Hybrid+ | 18 990 € | 7 ans / 150 000 km | hybride 195 ch de série, réseau après-vente plus rare |
Moins de 2 000 € séparent aujourd’hui la Sandero de la C3. L’avance de Dacia sur l’étiquette a fondu. Ce qui tient encore, c’est le coût d’usage : le GPL se paie autour de 1,02 € le litre, à peu près moitié moins que le sans-plomb, et même en comptant les 15 à 25 % de consommation supplémentaire qu’il entraîne, le budget carburant baisse d’environ un tiers.
L’électrique, lui, se retourne contre la marque. La Spring sort d’une usine chinoise, ce qui la prive du bonus écologique réservé aux modèles produits en Europe. Ses 16 500 € ne creusent donc plus l’écart, et l’occasion le confirme : une Spring de seconde main part entre 7 500 € et 14 700 € selon l’année. En ville, sous 40 km par jour, elle reste défendable. Au-delà, les 225 km annoncés retombent sous les 180 km en conditions réelles.