Mercedes-Benz est le constructeur automobile de Stuttgart qui fabrique des berlines, des SUV et des utilitaires facturés nettement plus cher que la moyenne du marché. Son catalogue commence là où celui des généralistes s’arrête : la moins chère de ses voitures dépasse 39 000 €, et aucune citadine ne porte l’étoile. En France, la marque a pesé 2,8 % des voitures neuves immatriculées en 2025, derrière BMW et Audi.
| Ce que c’est | un constructeur allemand de voitures et d’utilitaires |
| Siège | Stuttgart, Bade-Wurtemberg |
| Marque depuis | le 28 juin 1926, par fusion de Daimler-Motoren-Gesellschaft et de Benz & Cie |
| Maison mère | Mercedes-Benz Group AG, nom pris en 2022 |
| Marché français | 2,8 % des voitures neuves en 2025 |
| Ticket d’entrée | 39 750 € |
Le nom vient d’une adolescente, et il ne prend pas d’accent
Mercedes était le prénom de la fille d’Emil Jellinek, un vendeur de voitures autrichien qui a déposé ce nom comme marque en 1902. Elle avait 13 ans. Le prénom s’écrivait alors « Mercédès », à la française, et toute l’hésitation vient de là.
Le nom déposé, lui, ne varie pas : Mercedes-Benz, sans accent, avec un trait d’union. « Mercedes Benz » sans trait, « Mercédès » accentué et « Mercedez » avec un z circulent partout, y compris sur des annonces de professionnels. Aucune de ces trois graphies n’empêche un moteur de recherche de comprendre ce que vous cherchez.
Côté prononciation, on dit « mer-sé-dèss » en français. En allemand, l’accent tonique tombe sur la deuxième syllabe et le c se prononce « ts », ce qui donne à peu près « mer-tsé-dess ».
Deux abréviations ne prêtent à aucune confusion : « MB » à l’écrit, « merco » à l’oral. Un troisième mot en crée une vraie. Daimler était le nom de la maison mère jusqu’en 2022 ; il ne désigne plus aujourd’hui que Daimler Truck, le constructeur de camions séparé du groupe.
Comment lire un nom de Mercedes
Toutes les appellations obéissent à la même grammaire. Une fois la règle connue, vous situez n’importe quel modèle en trois secondes.
- Les berlines portent une lettre, par taille croissante : Classe A, Classe C, Classe E, Classe S.
- Les SUV reprennent cette lettre derrière GL. Le GLC est donc le SUV bâti sur le format d’une Classe C, le GLA sur celui d’une Classe A.
- Les coupés à quatre portes commencent par CL : CLA, CLE.
- Le nombre qui suit, 200, 250 ou 350, n’indique plus la cylindrée depuis longtemps. C’est un rang de puissance interne à la gamme.
- Restent les suffixes :
dpour un diesel,4Maticpour quatre roues motrices,AMGpour les versions préparées par le département sport,Maybachpour le haut de gamme.
Un point vient de changer. La sous-marque électrique EQ a quitté les noms de modèles : l’EQA est remplacé par un GLA électrique, l’EQB par un GLB électrique, et « avec technologie EQ » n’est plus qu’une mention de catalogue. Conséquence pour vous : le nom d’une Mercedes récente ne dit plus si elle est thermique ou non, il faut regarder la motorisation.
Les prix français, et pourquoi l’entrée de gamme a bondi
| Modèle | Ce que c’est | Énergie | À partir de |
|---|---|---|---|
| Classe A | berline compacte | thermique | 39 750 € |
| GLA | SUV compact | électrique | 44 400 € |
| GLB | SUV compact, 5 ou 7 places | électrique | 46 950 € |
| CLA | berline coupé | électrique ou hybride | 52 900 € |
Au-dessus, les tarifs changent d’échelle : le GLC familial démarre autour de 65 000 €, une Classe G ou une Maybach dépassent les 100 000 €.
Le CLA, présenté comme le nouveau modèle d’accès de la marque, coûte 13 150 € de plus que la Classe A qu’il devait remplacer. Mercedes comptait arrêter cette dernière en 2026 ; le trou de gamme a fait reculer le constructeur, qui prolonge la Classe A jusqu’en 2028 et déplace sa production de Rastatt vers Kecskemét, en Hongrie, au deuxième trimestre 2026. La Classe B, elle, s’arrête bien en 2026 sans successeur.
Le GLA électrique va dans l’autre sens. Sa version 200 de 224 ch et 447 km d’autonomie WLTP est affichée 2 550 € sous l’EQA qu’elle remplace. Les deux versions supérieures montent à 50 700 € pour 272 ch et 657 km, puis 54 700 € pour 354 ch, quatre roues motrices et 643 km.
Les rappels en cours visent surtout le CLA
Le CLA de deuxième génération, lancé en 2025, concentre l’essentiel des campagnes récentes. Un faisceau 48 volts mal connecté, sur les exemplaires produits entre le 17 novembre et le 19 décembre 2025, peut provoquer un échauffement et un incendie. Des rondelles de ceinture non conformes touchent ceux de juin et juillet 2025, un tissu d’airbag rideau défectueux ceux de fin juillet.
D’autres modèles figurent aussi sur la liste. Une biellette de direction pouvant entraîner une perte de contrôle a fait rappeler des Classe C sorties entre mars 2022 et juillet 2025, soit une plage de trois ans et demi. Des GLA d’octobre et novembre 2024 sont revenus pour des rivets de banquette arrière mal montés. Un risque de court-circuit dans la batterie haute tension concerne des EQA et des GLA électriques produits de février 2021 à janvier 2024.
Ces interventions sont gratuites et sans date limite. Sur une occasion, vérifiez qu’elles ont été faites : n’importe quel atelier du réseau le lit au numéro de série, et la liste des campagnes se consulte librement.
En occasion, le diesel OM651 est le point à contrôler
Ce quatre-cylindres diesel de 1,8 et 2,1 litres a été monté en masse entre 2008 et 2015, du Vito à la Classe E, et il a deux défauts documentés. Sa chaîne de distribution s’allonge prématurément sur les premiers millésimes, entre 120 000 et 180 000 km, parce que le revêtement des maillons pèle. Le symptôme est un claquement au démarrage à froid et la réparation se compte en milliers d’euros. Ses injecteurs, eux, se grippent dans la culasse : un remplacement banal se transforme alors en dépose complète.
Les versions Euro 6 d’après 2014 ont reçu une chaîne renforcée et des injecteurs revus. À notre avis, c’est là que passe la ligne de partage sur ce moteur. Sur un millésime antérieur, faites ausculter la chaîne avant de signer. Au-delà, le risque redevient celui de n’importe quel diesel de cet âge.
Le réseau vend ses occasions sous un label maison, réservé aux voitures de moins de six ans et de moins de 150 000 km : garantie de 24 mois sans limite de kilométrage, assistance pendant douze mois, dix jours pour changer d’avis. Le principe est celui de Spoticar chez Stellantis, avec un plafond d’âge plus strict.
Face à BMW et Audi sur le marché français
| Mercedes | BMW | Audi | |
|---|---|---|---|
| Part du marché français, 2024 | 3,0 % | 3,9 % | 2,8 % |
| Part du marché français, 2025 | 2,8 % | 3,7 % | 3,0 % |
Les trois marques se disputent moins d’un dixième du marché, quand un généraliste comme Renault en pèse plusieurs fois autant à lui seul. Sur cette petite part, Mercedes a reculé en 2025 pendant qu’Audi remontait, et l’écart avec BMW ne s’est pas refermé.
Le prix explique une partie du décalage. Mercedes a laissé vieillir sa compacte pour la maintenir sous 40 000 €, quand ses deux rivales renouvellent les leurs ; sur le SUV compact électrique en revanche, le GLA 200 s’affiche 1 590 € et 2 540 € sous l’Audi Q4 e-tron et le BMW iX1. Comparer deux marques n’apprend donc pas grand-chose. C’est segment par segment que l’écart de prix apparaît, ou disparaît.