Deux points d’avance sur Max Verstappen au terme de la dernière course de 2025 : Lando Norris est champion du monde de Formule 1, et il a rendu à McLaren un titre pilote que l’écurie attendait depuis Lewis Hamilton en 2008. Le Britannique a 26 ans, 162 Grands Prix au compteur et une seule écurie sur sa fiche depuis ses débuts en 2019. Il court avec le numéro 1 cette saison. La défense du titre se passe mal : cinquième du championnat après onze manches, 91 points derrière le leader.
| Né le | 13 novembre 1999 à Bristol, en Angleterre |
| Écurie | McLaren depuis 2019, numéro 1 |
| Titre | champion du monde 2025 |
| Bilan | 12 victoires, 17 pole positions, 47 podiums en 162 Grands Prix |
Lando Norris n’a jamais piloté pour une autre écurie que McLaren
Son père l’emmène voir une course de karting à sept ans. Il commence la compétition l’année suivante, et enchaîne les titres :
- 2014 : champion du monde de karting à 14 ans, le plus jeune de la discipline ;
- 2015 : champion de Grande-Bretagne de Formule 4 ;
- 2016 : trois championnats gagnés la même année, puis entrée au programme jeunes pilotes de McLaren ;
- 2017 : champion d’Europe de Formule 3, neuf victoires en trente courses ;
- 2018 : vice-champion de Formule 2, derrière George Russell ;
- 2019 : titulaire chez McLaren aux côtés de Carlos Sainz Jr. ;
- 2024 : première victoire, à Miami, au 110e départ ;
- 2025 : champion du monde, sept victoires, dix-huit podiums, 423 points.
Le titre de 2025 a failli se perdre à Las Vegas. Norris passe la ligne deuxième, puis les commissaires mesurent les patins sous le plancher de sa MCL39 : 8,88 mm et 8,93 mm, pour un minimum réglementaire de 9 mm. Disqualification, comme pour son coéquipier Oscar Piastri. Dix-huit points partis en fumée sur un championnat gagné par deux.
Sa défense du titre a commencé par une panne et deux abandons
La saison a changé de règlement technique, et la McLaren MCL40 à moteur Mercedes n’a pas commencé l’année du bon pied. En Chine, une panne électrique empêche Norris de rejoindre la grille : première fois en huit saisons qu’il rate le départ d’un Grand Prix. Suivent deux abandons d’affilée, boîte de vitesses au Canada, batterie à Monaco.
Quand la voiture tient, il est devant. Deuxième à Miami avec la victoire au sprint, troisième à Barcelone, puis pole position et victoire au Grand Prix de Hongrie le 26 juillet, devant Verstappen et Kimi Antonelli. Bilan après onze manches : 128 points, cinquième, loin d’Antonelli (219 points), Hamilton (169) et George Russell (160). Piastri, son coéquipier, en compte 92.
Le championnat reprend le 23 août à Zandvoort. Douze courses restent à disputer, et à notre avis le titre est hors de portée : reprendre 91 points suppose que le leader casse deux fois.
Sa taille, ses parents, son salaire : ce qui est établi et ce qui circule
Deux tailles circulent pour Lando Norris. McLaren annonce 1,77 m sur la fiche de son pilote ; le chiffre de 1,70 m se lit partout ailleurs. L’écurie situe aussi sa naissance à Glastonbury, alors qu’il est né à Bristol et qu’il a seulement grandi à côté de Glastonbury, dans le Somerset.
Son père, Adam Norris, a fait fortune dans les fonds de pension avant de revendre sa société à Hargreaves Lansdown. La liste des grandes fortunes britanniques le classait 610e en 2022, avec 200 millions de livres. Sa mère, Cisca Wauman, vient de Flandre, en Belgique : Norris a la double nationalité belge et britannique, court sous licence britannique et comprend quelques mots de néerlandais. C’est sa mère qui a choisi le prénom Lando, sans rapport avec le personnage de Star Wars. Il a un frère aîné, Oliver, passé lui aussi par le karting, et deux sœurs cadettes.
Sur le salaire, McLaren ne publie rien. Les estimations parues en 2026 situent son fixe entre 25 et 30 millions de dollars, primes exclues. Son contrat court jusqu’à la fin de la saison 2027.