Deux titres mondiaux en 2005 et 2006, 32 victoires, et un dernier podium qui remonte au 5 novembre 2023 : Fernando Alonso est le pilote le plus expérimenté qu’ait connu la Formule 1. Il a 45 ans et dispute sa vingt-troisième saison, la quatrième chez Aston Martin. À la trêve estivale 2026, après onze des vingt-deux Grands Prix, il compte un point. Il a aussi couru ailleurs, et il y a gagné : entre 2018 et 2020, l’Espagnol remporte deux fois les 24 Heures du Mans, une fois les 24 Heures de Daytona, décroche un titre mondial d’endurance et termine un Dakar.
| Nom complet | Fernando Alonso Díaz |
| Naissance | 29 juillet 1981 à Oviedo, dans les Asturies |
| Écurie | Aston Martin Aramco, numéro 14 |
| Formule 1 | 438 Grands Prix, 2 titres, 32 victoires, 22 poles, 106 podiums |
Ses deux titres mondiaux datent de 2005 et 2006, chez Renault
Il monte à trois ans dans le kart que son père avait construit pour sa sœur aînée. Quatre championnats d’Espagne junior d’affilée entre 1993 et 1996, une Coupe du monde junior la même année 1996, puis la Formule 3000. Minardi le fait débuter en 2001, à 19 ans, dans la voiture la plus lente du plateau. Renault le prend comme pilote d’essais en 2002, puis titulaire en 2003 : première victoire en Hongrie, à 22 ans, plus jeune vainqueur de Grand Prix de l’époque.
Le titre arrive au Brésil en septembre 2005, à l’avant-dernière manche. Alonso a 24 ans, il devient le plus jeune champion du monde de l’histoire, record que Lewis Hamilton lui prend trois ans plus tard, et le premier Espagnol à gagner le championnat. Il remet ça en 2006, cette fois devant Michael Schumacher. En Espagne, le phénomène a pris un nom : alonsomania.
Trois championnats perdus, dont deux pour sept points en tout
En 2007, il rejoint McLaren avec un débutant pour coéquipier : Lewis Hamilton. La saison tourne à la guerre interne et les deux hommes terminent à égalité, 109 points chacun, à un point de Kimi Räikkönen. Retour chez Renault, puis Ferrari en 2010.
Les cinq années italiennes sont les plus cruelles de sa carrière. En 2010, il aborde la dernière course d’Abou Dabi en tête du championnat et le perd pour quatre points, coincé derrière une Renault après une stratégie ratée. En 2012, il s’incline pour trois points face à Sebastian Vettel dans une Ferrari nettement moins rapide. En 2013, il est encore deuxième, à 155 longueurs cette fois.
Suivent quatre saisons chez McLaren-Honda, de 2015 à 2018, sans un seul podium. Il annonce son départ le 14 août 2018. Sa dernière victoire en Formule 1 datait déjà du 12 mai 2013, à Barcelone.
Le Mans, Daytona et le Dakar : ce qu’il a gagné hors de la Formule 1
Engagé par Toyota en endurance, il remporte les 24 Heures du Mans en 2018 puis en 2019, et le championnat du monde d’endurance 2018-2019 avec cinq victoires en huit courses. En janvier 2019, il ajoute les 24 Heures de Daytona au volant de la Cadillac de Wayne Taylor Racing.
Indianapolis lui résiste. En 2017, il mène 27 tours des 500 miles et casse son moteur Honda à une vingtaine de tours de l’arrivée ; il est élu débutant de l’année. En 2019, il ne se qualifie même pas. En 2020, il finit 21e.
Reste le Dakar : un Toyota Hilux, Marc Coma comme copilote, treizième au général en 2020.
| Discipline | Participations | Meilleur résultat |
|---|---|---|
| 24 Heures du Mans | 2018, 2019 | 2 victoires |
| Championnat du monde d’endurance | 2018-2019 | champion du monde |
| 24 Heures de Daytona | 2018, 2019 | vainqueur en 2019 |
| 500 miles d’Indianapolis | 2017, 2019, 2020 | 21e |
| Rallye Dakar | 2020 | 13e |
Il lui manque Indianapolis pour la triple couronne : Monaco, gagné en 2006 et 2007, et Le Mans sont acquis. Seul Graham Hill a réuni les trois.
Vingt-trois saisons de Formule 1 et six écuries
Les quatre années Renault en couleur pleine sont celles des deux titres. Entre 2019 et 2020, il n’a plus de volant en Formule 1 : c’est la période où il gagne son deuxième Mans, Daytona et le titre mondial d’endurance. Alpine le ramène en 2021, Aston Martin le recrute en 2023 à la place de Sebastian Vettel, et il y signe huit podiums dès sa première année, dont le dernier en date.
En 2026, Fernando Alonso a marqué un seul point en onze courses
L’AMR26 est arrivée en retard, trop lourde et attelée au premier moteur d’usine Honda depuis 2021. Quatre abandons sur les onze premières manches, une seule arrivée dans les points, dixième à Monaco le 7 juin. Aston Martin est avant-dernière au championnat des constructeurs et Alonso dix-neuvième chez les pilotes : l’intégralité du point de l’écurie vient de lui.
La refonte présentée en Hongrie fin juillet a repris deux secondes au tour d’un coup, assez pour lui faire franchir la première séance qualificative, une première cette saison. Un moteur Honda plus puissant est annoncé pour la reprise à Zandvoort.
Son contrat s’arrête fin 2026 et rien n’est signé publiquement. La presse espagnole fait état d’un accord pour 2027, avec une annonce attendue au Grand Prix des Pays-Bas le 23 août. Adrian Newey, patron technique de l’écurie, répète qu’il le veut. Alpine, son ancienne équipe, s’est manifestée.
Les questions que vous vous posez sur Fernando Alonso
Son âge et sa taille
45 ans depuis le 29 juillet 2026, 1,71 m pour 68 kg. Il est le doyen de la grille, de quatre ans devant Lewis Hamilton.
Combien de fois il a été champion du monde
Deux fois, en 2005 et 2006, les deux avec Renault. Il reste le seul champion du monde de Formule 1 espagnol.
Pourquoi on ne l’a plus vu gagner
Sa dernière victoire remonte au Grand Prix d’Espagne du 12 mai 2013, sur Ferrari. Treize ans, et aucune de ses voitures depuis n’a eu le rythme d’une gagnante.
Ses surnoms
El Nano dans sa famille, el Toro de Asturias, le taureau des Asturies, dans la presse espagnole.
Le musée Fernando Alonso
Il est à Llanera, à une douzaine de kilomètres d’Oviedo, ouvert tous les jours de 10 h à 19 h, 15 € l’entrée. On y voit ses voitures, du kart de ses trois ans à la Toyota vainqueur du Mans, avec ses casques et ses combinaisons. Le circuit de karting attenant, homologué CIK-FIA, propose 29 tracés de 1 400 à 1 800 mètres.