Autosphere vend des voitures d’occasion et neuves, en ligne et en concession, sous l’enseigne du premier distributeur automobile français, Emil Frey France. La marque existe depuis 2007. Plus de 300 points de vente, une trentaine de marques, autour de 15 000 véhicules en stock, tous reconditionnés sur une grille de 100 points de contrôle et garantis 12 mois au minimum.
L’enseigne entretient aussi les voitures, reprend l’ancienne et vend son propre crédit.
Quand vous achetez à distance sur autosphere.fr, votre vendeur n’est pas « Autosphere ». C’est la concession qui détient la voiture, et la société COFIA signe en son nom. Vos recours après la vente se jouent avec ce garage-là, pas avec une enseigne nationale.
Ce que vous payez en plus du prix affiché
La commande démarre par un acompte de 199 € TTC, déduit du prix final. Le retrait en concession ne coûte rien. La livraison à votre adresse ou chez un établissement partenaire est facturée 199 € TTC, France métropolitaine hors Corse. S’ajoutent les frais de dossier et le certificat d’immatriculation, qu’Autosphere avance pour votre compte.
Le délai contractuel de livraison est de 45 jours à compter de l’encaissement, ou de l’accord du prêteur si vous passez par un crédit. Et le compteur a le droit de gagner jusqu’à 500 km entre l’annonce et votre porte, au titre du convoyage. Le kilométrage que vous avez lu sur la fiche n’est donc pas forcément celui que vous verrez à la livraison.
Le « satisfait ou remboursé 30 jours et 1 000 km » est en réalité un empilement : 14 jours de rétractation légale, puis 16 jours offerts par l’enseigne. Passé le quatorzième jour, les 199 € de livraison ne vous sont plus rendus. Au-delà de 1 000 km, chaque kilomètre est facturé 1 € TTC, et l’immatriculation n’est reprise qu’à hauteur de 400 €.
Créer son compte Autosphere : ce que vous y déposez, ce que vous y suivez
L’entrée est en haut de chaque page d’autosphere.fr, sur « Connectez-vous ou créez votre compte ». Une adresse e-mail avec un mot de passe suffit, un compte Google ou Facebook aussi. Rien d’autre n’est demandé à ce stade, et l’accès sert d’abord à garder vos favoris et vos alertes de prix.
Il devient obligatoire dès la commande. Les conditions de vente en font la première étape du parcours : vous y chargez une copie de pièce d’identité et un justificatif de domicile, vous y signez le bon de commande par voie électronique, puis vous y consultez la date de livraison prévisionnelle. Prévoyez les originaux le jour J, le transporteur ne livre pas sans.
Un piège classique : le compte du site n’ouvre pas votre crédit. Autosphere Financement, la société de crédit montée avec BNP Paribas Personal Finance, a son propre portail et ses propres identifiants, pour les échéances et les contrats. Chercher son échéancier dans le compte de la boutique ne donne rien. Deux comptes, deux mots de passe.
13 % d’avis à une étoile, et ce qu’Aramisauto et Spoticar font autrement
Sur Trustpilot, l’enseigne affiche 4,5 sur 5 pour 4 777 avis. Les notes ne se rangent pas autour de cette moyenne, elles s’entassent aux deux bouts : 78 % à cinq étoiles, 13 % à une seule. Les 55 000 avis collectés sur son propre site donnent le même 4,5, l’occasion un cran sous le neuf, à 4,3.
Les mécontents parlent rarement de mécanique. Rendez-vous non tenus, silence après la vente, carrosserie mal rattrapée : c’est le garage vendeur qui fait la différence, pas l’enseigne.
Cette moyenne nationale ne nous paraît utile à personne. Chaque avis publié porte le nom de sa concession, allez lire ceux de la vôtre.
| Autosphere | Aramisauto | Spoticar | |
|---|---|---|---|
| Satisfait ou remboursé | 30 jours et 1 000 km | 30 jours et 1 000 km | 10 jours et 1 000 km |
| Livraison à domicile | 199 € | 70 € | organisée par la concession |
| Qui vous vend | la concession, via COFIA | Aramisauto, en son nom | la concession Stellantis |
Aramisauto détient son stock et annonce huit jours de délai moyen. Autosphere s’engage sur 45. Spoticar repose sur le même principe, un label posé sur les occasions du réseau Stellantis, mais la fenêtre pour rendre la voiture y est trois fois plus courte.
Retirer la voiture en concession supprime les 199 € et vous laisse l’examiner avant de signer le procès-verbal. C’est le seul moment où un défaut se conteste sans avoir à le prouver.